AccueilFigures localesJoseph Capin

Figure locale · 1760 – 1842

Joseph Capin

Le Conventionnel de Cazaubon : un homme de loi porté au cœur de la Révolution, qui refusa de voter la mort du roi.

Né à Cazaubon en 1760, Joseph Capin — « Cappin » dans la base actuelle de l'Assemblée nationale, « Capin » dans l'ancien dictionnaire parlementaire — y exerce comme homme de loi lorsque la Révolution l'appelle à Paris. Député du Gers à l'Assemblée législative, il y siège aux côtés de son compatriote Jean-Baptiste Latané — deux Cazaubonnais dans la même assemblée, fait remarquable pour un bourg gascon. Mais quand Latané se retire en 1792, Capin, lui, poursuit : il est élu à la Convention nationale, l'assemblée qui proclame la République.

Vient alors l'heure de vérité de tout Conventionnel : le procès de Louis XVI, en janvier 1793. Capin s'y révèle un modéré : il refuse la peine de mort et vote pour la détention du roi jusqu'à la paix, suivie du bannissement. Un vote de conscience, dans une assemblée sous pression, qui le range parmi ceux que l'histoire n'appellera pas « régicides ».

Ayant traversé la Terreur, il revient servir son pays au plus près : conseiller général du Gers et juge de paix, il retrouve les fonctions de proximité de l'homme de loi qu'il n'avait jamais cessé d'être. Il meurt à Cazaubon en 1842, à 82 ans — le plus longévif des révolutionnaires du village.

Latané le Feuillant discret, Capin le Conventionnel modéré : les deux juristes de Cazaubon incarnent, chacun à sa manière, cette Révolution des campagnes gasconnes — prudente, légaliste, attachée à la terre plus qu'aux tribunes.

☞ Fiabilité : mandats et vote au procès de Louis XVI attestés par les répertoires parlementaires. Le détail de ses interventions à la Convention et sa vie sous l'Empire restent à documenter aux archives — une piste de recherche ouverte de ce site.