AccueilFigures localesGéraud de Cazaubon
Figure locale · XIIIe siècle
Le grand seigneur médiéval du bourg : baron, bâtisseur de bastide, et l'un des rares Gascons du XIIIe siècle dont le testament nous soit parvenu.

Au XIIIe siècle, la baronnie de Cazaubon compte parmi les puissances de la Gascogne, et le prénom de Géraud s'y transmet de génération en génération. Le baron Géraud de Cazaubon, seigneur de Sompuy — les numéros de génération (Géraud III, IV...) varient selon les généalogies —, s'oppose au comte d'Armagnac lors de la fameuse « affaire de Sompuy » en 1271-1272 — un conflit féodal qui remonte jusqu'au roi et illustre le poids de la maison de Cazaubon dans les équilibres gascons.
L'année suivante, en 1272, un Géraud de Cazaubon cofonde la bastide de Fleurance avec Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse : le seigneur du vieux bourg castral participe ainsi au grand mouvement des villes neuves qui redessine alors le Sud-Ouest. Un paradoxe savoureux, quand on sait que Cazaubon lui-même, souvent qualifié à tort de bastide, est en réalité antérieur à ce mouvement.
Le document le plus précieux est ailleurs : le testament de Géraud de Cazaubon, daté du 12 février 1295 — ou 1296 selon la Société archéologique du Gers, différence probable entre ancien et nouveau style de datation —, existe toujours, conservé aux Archives municipales de Bordeaux. Rares sont les seigneurs gascons de ce siècle dont la dernière volonté nous soit parvenue — une pièce d'archive exceptionnelle qui attend son étude complète.
Un mot de prudence pour finir : des ouvrages locaux anciens qualifient Géraud de « comte de Gaure », un titre que les recherches récentes menées sur son testament ont écarté comme une erreur historique. Ce site suit la version corrigée.
☞ Fiabilité : l'affaire de Sompuy (1271-1272) et la cofondation de Fleurance (1272) sont attestées par les études universitaires et la mairie de Fleurance ; le testament du 12 février 1295 (ou 1296, selon le style de datation) est conservé aux Archives municipales de Bordeaux. Le titre de « comte de Gaure » des ouvrages anciens est une erreur rectifiée.